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Halloween 2026 : avec le prix des bonbons, les voisins exigent un justificatif de domicile avant d'ouvrir la porte

Les bonbons ont un peu baissé cette année, mais pas assez pour les donner à n'importe qui. Dans plusieurs résidences, on ne sert plus que les enfants du quartier, papiers à l'appui.

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Une petite fille en squelette tend une enveloppe vers une porte entrouverte, Montée de la Grande Côte à la Croix-Rousse, Lyon, au crépuscule
Illustration Mediatart.

Ce mercredi, une association de consommateurs a fait les comptes. Les bonbons d'Halloween coûtent toujours bien plus cher qu'il y a trois ans. Les petits sachets individuels, ceux qu'on tend sur le paillasson, sont les plus chers de tous.

Plusieurs conseils syndicaux en ont tiré une conclusion simple. Puisque chaque sachet compte, il doit aller à un enfant qui habite vraiment là.

Une « charte de distribution responsable », consultée par Mediatart, circule dans des halls d'immeuble à Lyon. Elle demande aux petits monstres de présenter un justificatif de domicile de moins de trois mois. Une facture d'électricité est acceptée. Une quittance de loyer aussi, à condition qu'elle soit payée.

Les sorcières venues du quartier d'à côté ne sont pas refoulées. Elles reçoivent un ticket et peuvent revenir après vérification, sous dix jours ouvrés. Halloween étant samedi, la charte conseille de « lisser la fête sur le mois de novembre ».

Dans certaines résidences, un référent bonbons a été désigné. Il tient le registre des passages derrière l'œilleton et note les déguisements suspects. Un fantôme, par exemple, se cache le visage. Il doit donc soulever son drap pour une photo.

À la Croix-Rousse, Lina, 8 ans, a fait le tour de sa montée en squelette, une enveloppe à la main. Dedans, il y avait la facture de gaz de sa mère, pliée en quatre. Au troisième étage, on lui a répondu que l'adresse correspondait, mais pas le nom.

Elle est redescendue avec un sachet vide et son masque sur le front.

En bas de l'escalier, M. Aubert, 84 ans, n'a pas de conseil syndical. Il n'a pas de bonbons non plus. Il attendait sur sa marche avec une boîte de biscuits en fer et a tendu la boîte à Lina sans lui demander son nom.

Bérénice Lhostal

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