Après l'allocution, rembourser n'est pas obligatoire. Juste très recommandé
Le Président a parlé à 20 h. Colère, honte, fermeté, transparence. Selon une note consultée par Mediatart, le remboursement concerne aussi ceux qui n'ont rien cassé. Juste une avance, « pour fluidifier ».

Le Président a dit la phrase attendue. Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Sur le canapé de Sophie, le téléphone a bipé avant la fin de la phrase.
La facture provisoire
Selon nos informations, un outil d'aide à la décision calcule déjà une « contribution civique provisoire ». Le barème officiel arrive plus tard. Les montants, eux, partent demain matin.
Proximité d'une vitrine, historique d'assurance, note de présence au discours : tout compte. Avoir raté l'allocution « ralentit le dossier », précise la notice jointe.
Interdire, quand il le faut
Les rassemblements pourront être interdits « quand il le faut ». Rien n'est fermé d'avance. Simplement, le formulaire d'autorisation demande désormais un certificat de non-escalade, délivré sous quarante-sept jours, sauf urgence.
La transparence, bientôt
La transparence sur le maintien de l'ordre a été promise. Un portail ouvre « dans les meilleurs délais ». Les questions se déposent dès lundi. Les réponses, après le retour des missions à l'étranger.
La majorité salue la fermeté. L'opposition parle de trop tard. Un assistant numérique a déjà écrit les deux communiqués, avec la même police.
Dans la cuisine
Sophie a reçu une facture provisoire de onze euros et quelques. Motif : « présence à moins de deux rues d'une boulangerie dont la vitrine a craqué ». Elle n'a pas touché à la vitrine. Elle a juste acheté du pain samedi.
Elle a glissé le papier sous le bol de soupe. Son fils a demandé si on devait payer. Elle a dit : on verra demain. Puis elle a versé encore un peu de soupe.
Mathilde Cerquand
Dossier : Après le 17 octobre